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Notting Hill

Londres Royaume Uni

Notting Hill

Ca y est : il semblerait que le printemps se soit véritablement installé à Londres. D’ailleurs, pour la première fois en 2017, mes collègues et moi, nous nous sommes installés sur les berges de la Tamise pour profiter du ciel bleu et du soleil éclatant (avec lunettes sur le bout du nez) : c’est un signe, non ? Ce week-end fut donc l’occasion d’aller se perdre dans les rues de Notting Hill, pour mettre un peu plus de couleurs dans notre quotidien.

Notting Hill, Londres

Chouchou des touristes du monde entier, le quartier de Notting Hill est l’un des spots les plus populaires de la capitale anglaise. Plébiscité pour son architecture victorienne, mis à l’honneur au cinéma en 1999, complètement délirant lors du carnaval caribéen d’Août, Notting Hill a de quoi attirer les foules tout au long de l’année. Qu’il pleuve ou qu’il vente, rien n’arrête les badauds venus prendre une photo devant la célèbre porte bleue (mais qui est à présent rouge, depuis qu’elle a été venue aux enchères) abritant la demeure de ce cher Hugh Grant, dans le film éponyme. Et pourtant, malgré ce portrait peu élogieux, je ne peux m’empêcher d’avouer que Notting Hill a quelque chose de différent, de magique même…

Portobello Road & Market

Centre névralgique de Notting Hill, Portobello Road est l’avenue sur laquelle on aime s’agglutiner. Que cela soit pour manger un burger (GBK, ci-dessous), s’attabler sur la terrasse d’un café, découvrir des boutiques tendance, écouter un saxophoniste reprendre du Justin Bieber, ou admirer l’Electric Cinema : Portobello Road est aussi éclectique que le reste du quartier.

Notting Hill, LondresGourmet burger kitchenPortobello market, LondresPortobello market, Londres

Le samedi, le marché apporte un nouvelle dimension à Portobello Road : en effet, des brocanteurs viennent y vendre des objets plus farfelus les uns que les autres. On y trouve alors de vieux appareils photos, du matériel de sport vintage, bref un véritable bric-à-brac qui fait le bonheur des férus d’antiquités venus marchander !

Portobello market, LondresPortobello market, LondresNotting Hill, LondresNotting Hill, Londres

Où se prendre en photo à Notting Hill ?

Ensuite, il y a évidemment ces façades tantôt pastel, tantôt vives, qui nous font tous évidemment craquer ! Et la question que l’on s’est tous déjà posée : mais se sont-ils passés le mot pour décider ensemble, de la colorimétrie qu’ils allaient donner à leurs rues ? Parmi Calcott Street, Hillgate Place, Colville Terrace, Westbourne Grove, ou encore Lancaster Road, je suis persuadée que tu trouveras forcément un endroit qui matchera parfaitement ton feed Instragram  😉

Notting Hill, LondresNotting Hill, LondresNotting Hill, LondresNotting Hill, Londres

Saint Lukes Mews          

Et puis il y a justement Saint Lukes Mews : cette cour / ruelle que j’ai vu des centaines de fois sur Instagram, mais pour la première fois en vrai, lors de ma visite du week-end dernier ! J’ai d’ailleurs été surprise de constater qu’elle était déserte à notre arrivée : de quoi improviser un mini-photoshoot.

St Lukes Mews, LondresSt Lukes Mews, Londres

Prochainement de passage à Londres, voici comment te rendre à Notting Hill : il te suffit d’y aller en métro, puis de descendre à l’une des stations suivantes, Notting Hill Gate (Central, Distric ou Circle lines), Holland Park (Central Line), ou Ladbrove Grove (Hammersmith & City ou Circle Lines). En bonus, voici quelques adresses à tester, si tu te trouves dans les parages :

Brick Lane

Londres Royaume Uni

Brick Lane

Le dimanche – parce que je suis  rentrée tard la veille, mais aussi bien souvent par manque de motivation à me cuisiner quoi que ce soit – j’aime me rendre à vélo à Brick Lane, pour me restaurer ou alors me balader. Cette longue rue située dans l’Est de Londres, et plus précisément dans le district de Tower Hamlets, abrite diverses attractions.

Brick LaneBrick Lane Street Art

Ainsi tous les dimanches, il est possible de se rendre dans les friperies loufoques du quartier, de manger coréen / éthiopien / argentin / indien (et plus encore…) sur le marché (entre 9H à 17H) ou dans les restaurants aux alentours, d’aller chiner des objets insolites, de s’émerveiller devant les artistes de rues, d’acheter des pièces uniques (vêtements, bijoux, pièces d’art), ou bien seulement d’admirer les œuvres de street art !

Brick LaneBrick Lane

Bruncher à Brick Lane

Chez ELLes : une adresse française

Quand la météo s’y prête, je recommande plutôt de prendre un take away sur le marché et d’ensuite se balader ; néanmoins quand la pluie s’invite, il est franchement plus agréable de s’attabler dans un restaurant. C’est ce que nous avons décidé de faire dimanche dernier, en nous rendant Chez Elles : un bistroquet français qui a élu domicile dans Brick Lane. À la simple vue du menu, il nous a été difficile de résister à l’appel de leurs brunchs : un “nordique” (£14) pour moi, et “à l’anglaise” (£13,50) pour François.

Chez Elles Brick LaneBrunch Chez Elles Brick LaneDans le brunch nordique, j’ai pu déguster des œufs brouillés accompagnés de saumon fumé, d’avocat, ainsi que deux tartines de tomates et de crevettes (un régal). Pour le brunch à l’anglaise, François a eu le droit à de la saucisse de Toulouse (de la vraie de vraie), des œufs au plat, du bacon, des pommes de terre revenues dans de la graisse de canard, et de la ratatouille (délicieuse). Si les assiettes peuvent paraître simples au premier abord, elle sont toutefois copieuses et excellemment bien préparées ! Cerise sur le gâteau, une gourmandise est incluse dans la formule. Nous avons opté pour une brioche perdue à se damner, et une verrine façon tarte citron meringuée.

Brunch Chez Elles Brick LaneBrunch Chez Elles Brick Lane

Outre le fait que j’ai trouvé ce brunch franchement réussi, j’ai totalement craqué devant l’attention portée à la décoration du lieu. Comme j’aurais aimé déjeuner sous cette jolie arche fleurie  🙂

Brunch Chez Elles Brick Lane

Le Quartier Brick Lane

Histoire et légendes

Situé à seulement quelques minutes à pied de Old Spitalfields Market, dont je t’avais parlé dans un précédent billet, Brick Lane était autrefois un quartier considéré comme populaire. Son impopularité était sûrement due au fait que ce lieu fut le théâtre de terribles crimes perpétrés par Jack l’Éventreur. Aujourd’hui plus cossu, ce ne sont plus ces atroces meurtres qui font la réputation de Brick Lane, mais sa convivialité. Autant vivant de jour comme de nuit, il fait le bonheur des Londoniens et des touristes de passage  😉

Brick Lane Street ArtBrick Lane Street ArtBrick Lane Street Art

Le street-art à Brick Lane

On le sait, Londres regorge de marchés (Camden, Portobello Road, Broadway, Borough, Maltby Street…) tous plus excentriques les uns que les autres : toutefois, chacun demeure unique en son genre ! Ce qui fait la spécificité de Brick Lane ce sont ses fresques géantes qui ornent les jolies briques du quartier. Il est même possible de faire des visites guidées gratuites (pourboires libres) pour en apprendre davantage sur les apprentis Banksy 😉

Brick Lane Street ArtBrick Lane Street ArtBrick Lane Street ArtBrick Lane Street ArtBrick Lane Street Art
Brick Lane Street ArtBrick Lane Street ArtBrick Lane Street ArtBrick Lane Street Art

J’espère que cette visite t’aura plu ! N’hésite pas à partager en commentaire tes bons plans dans le quartier. Quant à moi, je te donne rendez-vous prochainement pour de nouvelles idées de sorties dans la capitale anglaise  🙂

Afternoon Tea

Londres Royaume Uni

Afternoon Tea

Depuis que je me suis installée à Londres, on me demande régulièrement si j’ai des bonnes adresses d’Afternoon Tea à recommander ! S’il est vrai que ma consommation de thé a augmenté depuis mon emménagement chez les British, je ne suis toujours pas une sweet tooth (c’est-à-dire que je n’ai pas réellement d’appétence pour les sucreries). Néanmoins, je m’étais jurée d’y goûter au moins une fois, afin de marquer le coup. C’est donc ce qui s’est produit la semaine passée : profitant d’une offre sur Groupon, je suis allée passer l’après-midi au British Museum, situé dans le quartier de Tottenham Court Road.

Ciel londonien Quartier Soho LondresQuartier Soho Londres

Afternoon Tea

La tradition de l’Afternoon Tea

S’il y a bien une chose que j’ai notée chez mes collègues et amis anglais, c’est qu’ils se refusent rarement une petite gourmandise, voire un véritable goûter au milieu de l’après-midi. Bien plus qu’une mauvaise habitude, c’est un rituel social auquel ils s’adonnent en groupe, plusieurs fois par semaine. Dès qu’un petit creux se manifeste et que les premiers gargouillements se font entendre, ils foncent à la cafétéria pour s’acheter une bonne part de gâteau (généralement du brownie, du carrot cake, ou du banana bread) qu’ils dégustent avec une tasse de thé fumant.

Sur ce même principe (quoique plus élaboré), la tradition de l’Afternoon tea consiste à accompagner son thé à l’aide de mignardises, de petits toasts et sandwichs salés, ainsi que des scones ou de shortbread. Cette sorte de brunch de l’après-midi est devenue une tradition au cours de la Révolution Industrielle, tandis que l’emploi du temps des travailleurs évoluait.

British museum

L’Afternoon Tea au British Museum

Nous avons pris le thé au Great Court Restaurant, situé au troisième étage du musée. La décoration ainsi que la vaisselle étaient particulièrement jolies, et j’ai aussi apprécié le fait que la cuisine soit ouverte. S’il est tout à fait possible d’y déjeuner (de 11H30 à 15H) et d’y dîner (de 17H30 à 20H30), l’Afternoon Tea n’est servi qu’entre 15H et 17H30.

Concernant les mets qui nous ont été servis, nous avons tout d’abord goûté au salé : un bagel au saumon fumé écossais et concombre, un sandwich au bœuf avec radis et cresson, une tarte au brocoli, et un club sandwich aux œufs et à la mayonnaise. Côté sucré, il y avait des macarons (citron et café), un financier amande et pistache, un muffin au chocolat, et un petit gâteau à l’abricot et à la myrtille. Tout cela fut accompagné de deux coupes de prosecco ainsi que de deux tasses de thé. Si habituellement, le prix de ce repas est de £25,50 (ou £19 sans le prosecco) par personne, nous avons payé cette fois-ci £17 pour deux : une véritable affaire  😉

Afternoon tea British museumAfternoon tea British museumAfternoon tea British museum

Mon avis : j’ai trouvé que l’ensemble était plus que satisfaisant vis-à-vis de la quantité. Néanmoins, en matière de qualité, j’ai pensé que la plupart des bouchées présentées manquaient un peu de finesse. En effet, je pense que pour le prix annoncé (£25,50 par personne), les mets manquaient de légèreté. Toutefois, l’expérience en elle-même, la promotion dont nous avons profité, ainsi que le cadre ont fait qu’on a véritablement passé un moment  agréable attablés au Great Court Restaurant.

British museumBritish museum

Pour digérer, nous nous sommes ensuite promenés dans les rues adjacentes au musée, qui ne manquent vraiment pas de charme. Puis, nous sommes peu à peu remontés vers le quartier huppé de Soho. J’espère que cette visite t’aura plu ! Surtout, n’hésite pas à partager des adresses d’Afternoon Tea, si tu en as  😀

Ciel londonienMuseum streetStreet art SohoQuartier Soho Londres

Crédit photo de couverture : Unsplash

Ces petites choses #6

ces petites choses Films Londres

Ces petites choses #6

Une nouvelle semaine s’est écoulée et voici qu’arrive la sixième édition des Petites Choses ! De mon côté, j’en ai profité pour préparer des articles, j’ai aussi retrouvé mes amis autour d’un délicieux dîner aux saveurs indiennes chez Tayyabs dont il faut que je te reparle, j’ai aussi participé à une soirée Alumni sur le campus de Londres de mon école, et j’ai goûté samedi dernier à mon premier Afternoon Tea depuis que je suis “British” ! Comme j’aime lorsque mes semaines sont remplies, cela me procure un sentiment de satisfaction qui me pousse à en faire davantage dans ma nouvelle ville d’adoption ! Trêve de bavardages : voici les dernières petites choses qui m’ont fait sourire et réagir en ce début du mois de mars.

Recevoir ma commande Farmdrop

J’ai toujours entendu dire qu’en Angleterre, on mangeait mal ! Ce faux témoignage, j’essaie de te le faire oublier en publiant régulièrement mes bonnes adresses à Londres. Néanmoins, bien qu’elles soient nombreuses je n’ai ni les moyens, ni la volonté de manger midi et soir au restaurant. Si les premiers mois, je n’avais pas de réelle motivation à cuisiner, celle-ci a été ressuscitée quand une amie m’a fait découvrir Farmdrop.

Ce site internet fonctionne comme un marché local mais en ligne, et me permet de me faire livrer mes courses sous 2 jours ! Grâce à Farmdrop, j’ai dégoté de délicieux fromages, de la viande à la fois tendre ainsi que juteuse, et j’ai retrouvé des légumes de saison qui ont véritablement de la saveur. De l’autre côté de l’écran, les petits producteurs ne sont pas en reste puisqu’ils récupèrent entre 70 et 75% du prix de vente, contre 25 à 50% s’ils étaient passés par une grande enseigne. Côté prix cela reste hyper raisonnable comparé à Tesco et Sainsburys, étant donné la fraîcheur et la qualité des produits ! Si cela t’intéresse, je te propose de te parrainer par email : cela nous fera gagner £40 à dépenser chacun sur la plate-forme  😀

Le film “Lion”

En 2017, j’ai été voir La la LAND, Gold, Split et… Lion ! Ce dernier long-métrage a été une claque monumentale ! C’est simple, j’ai trouvé que chaque minute voire chaque seconde de ce film était justifiée. Voici le synopsis : Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

J’ai donc adoré ce film : il faut dire que le registre des histoires vraies adaptées sur grand écran est l’un de mes favoris. J’ai été bouleversée par l’interprétation de Saroo à 5 ans par Sunny Pawar, et à 25 ans par Dev Patel, dont on sait qu’il prend toujours soin de choisir minutieusement chacun de ses rôles ! Je trouve que cette histoire qui met au centre le questionnement de l’identité peut toucher de nombreux spectateurs, et c’est en ça que j’aime le cinéma. Évidemment, la partie où il prend la décision de véritablement retracer son histoire et partir à la recherche de sa famille biologique aurait davantage pu être travaillée (puisque abordée de manière rapide et superficielle – n’oublions pas qu’il s’agit du premier long-métrage du réalisateur), il n’empêche que j’ai été scotchée jusqu’à la dernière seconde !

Récit réaliste sur l’expatriation

J’ai beaucoup aimé lire cet article au sujet de l’expatriation, par Em de Let-Em-go. En effet, dans l’imaginaire de nombreuses personnes, le fait de vivre à l’étranger est uniquement une chance. À mon sens, c’est une opportunité que l’on s’est vu offrir ou que l’on a provoqué, car choisir d’immigrer n’est pas tous les jours une décision facile à vivre. Outre le décalage culturel auquel on se frotte, on doit (et donc oui, on “peut”) tout reprendre à zéro. Alors, certes, pour certains c’est une chance : de tourner la page, et de commencer à écrire une nouvelle histoire, mais pas pour tous ! Bref, un récit intelligent qui mérite d’être lu et compris  😉

Poème de Shel Silverstein

C’est en visionnant la dernière vidéo (toujours autant empreinte de sensibilité) de Claire Marshall, que j’ai fait la découverte de ce joli poème. J’aime sa simplicité et surtout le message qu’il délivre : très inspirant !

Un joli intérieur londonien

Enfin, en me baladant sur Planète-Déco comme j’adore le faire régulièrement, je suis tombée sur des clichés de cet intérieur hyper soigné et lumineux. Comme j’aimerais rencontrer le propriétaire de ce loft londonien et qu’il me raconte d’où lui provient son inspiration !

À bientôt  😀

Crédit photo de couverture : Pixabay

S’installer à Londres

business Londres Royaume Uni

S’installer à Londres

Quand j’étais partie vivre à Singapour, j’avais rédigé un billet sur la paperasse administrative à laquelle j’avais dû faire face afin d’obtenir mon visa “Working Holiday Pss” (WHP). À ce jour, bien que celui-ci ait été publié il y a plus de deux ans et demi, il reste l’article le plus consulté sur mon blog ! Pourtant, il ne me semble pas avoir un don particulier pour traiter ce genre de choses habituellement… En effet, comme tout le monde j’en ai horreur, mais j’avais entrepris l’écriture de ce guide comme un coup de pouce envers ceux qui comme moi désiraient travailler temporairement ou faire un stage à Singapour.

À présent que la page de Singapour est tournée (pour l’instant), je me sus dit qu’il serait bien de reprendre cet article en version anglaise, en répondant grossièrement (car il m’est impossible de faire du cas par cas) aux questions suivantes :

  • Comment venir vivre à Londres ?
  • Quel budget pour s’installer à Londres ?
  • Comment trouver un logement à Londres (et s’équiper) ?
  • Comment trouver du travail à Londres ?
  • Comment ouvrir un compte en banque au Royaume-Uni ?
  • Comment se faire soigner au Royaume-Uni ?
  • Comment souscrire à un abonnement téléphonique en Angleterre ?

Bien entendu, je ne m’autoproclame pas experte en la matière, et souhaite seulement partager mon expérience ! Tout n’est donc pas à prendre au pied de la lettre. Fort heureusement !

Comment s’installer à Londres ?

Bien que le Brexit pourrait prochainement remettre en question ce constat, il n’est pas si compliqué de venir vivre à Londres. Une fois ta décision prise et ton billet en poche, il ne te reste plus qu’à traverser la Manche ! En effet, étant de nationalité française, tu n’as absolument besoin d’aucun visa pour immigrer (ou t’expatrier, si tu trouves le terme plus chic  🙂 )

Quel budget pour venir vivre à Londres ?

La question du budget est au centre des préoccupations quand on s’apprête à déménager à Londres. Cela est tout simplement dû au fait qu’elle est difficile à chiffrer. Je vais tout de même te donner un ordre d’idée, basé sur ma propre expérience.

Quand j’ai décidé de venir m’installer à Londres, j’avais déjà trouvé un boulot : j’ai commencé le 20 Juin. Or mon entreprise (et beaucoup d’autres) ne m’a pas versé de salaire le premier mois car j’avais commencé tard, ce qui fait qu’il me fallait des économies pour tenir au moins jusqu’à la fin du mois suivant. C’est donc d’environ £3000 dont j’ai eu besoin pour joindre les deux bouts, répartis de cette façon-ci :

  • Nourriture : £60 / semaine = £240 (à adapter selon ton régime alimentaire, bien sûr)
  • Loyer + caution : 2,5 x £750 = £1875 (ma caution était seulement de 2 semaines)
  • Transports : £100 (pour le week-end uniquement, car j’allais au bureau à pied)
  • Dépenses diverses (sorties, achats de meubles et équipement pour l’appart) : £300
  • Gestion de l’imprévu : £500

Comment trouver un logement à Londres ?

À combien s’élèvent en moyenne les loyers ? Dans quelle zone vivre ? Quels sont les meilleurs quartiers où habiter à Londres ? Voici un échantillon de questions que l’on se pose lorsque l’on s’apprête à déménager. Une fois encore, il est impossible de faire de généralités.

Personnellement, j’ai fait le choix de vivre en zone 1/2 (j’habite entre deux stations) pour pouvoir aller rapidement au bureau à vélo (20 minutes). Les économies que je fais dans les transports en commun, me permettent de vivre près du centre. D’autre part, je suis en colocation ou “flat share”, comme la plupart des expats. Si j’avais choisi de vivre en zones 3 ou 4, j’aurais sûrement pu me dégoter un studio ou un 1 bedroom flat, mais j’aurais explosé mon budget Oyster (la carte de transport des Londoniens). Il est donc primordial de lister tes priorités. Pour £850 cc à deux, nous disposons d’une chambre moderne et spacieuse (25m²), mais nous n’avons pas de salon. C’était le sacrifice à faire pour pouvoir cocher tous nos autres critères.

Depuis mon arrivée en juin 2016, j’ai vécu dans trois logements différents. En effet, à Londres, il n’est pas nécessaire de monter un gros dossier pour louer une chambre. Une copie du passeport, un relevé bancaire, et parfois un contrat de travail peuvent suffire. Voici mes dix autres conseils, qui j’espère, pourront te faciliter la tâche :

  1. Te connecter régulièrement sur Gumtree, Spareroom, Zoopla, et les groupes Facebook (le Cercle des Français et les Français à Londres), où sont publiées des dizaines d’offres tous les jours ! Ainsi, inutile de commencer à chercher 3 mois à l’avance !
  2. Téléphoner directement dès qu’une annonce t’intéresse (mails et SMS à prohiber, car les agents n’ont souvent pas le temps d’y répondre).
  3. Être disponible dans les 2 jours (si ce n’est dans l’heure) pour pouvoir visiter : les chambres partent à une allure folle  😮
  4. Toujours visiter la chambre en personne pour s’assurer que tout est correct (insonorisation, confort, colocataires). Inutile de prendre le risque de s’engager pour 3 ou 6 mois sur une chambre qu’on a vu seulement en photo. Mieux vaut prendre un Airbnb (ou une auberge), pour effectuer tes visites.
  5. Lors du paiement (caution ou loyer), assure-toi d’avoir un reçu.
  6. Privilégie les agences, ceci te permettra de voir ta caution protégée par un tenancy deposit scheme.
  7. Refuser les locations sans contrats : comme partout, c’est souvent très louche  😐
  8. Si le contrat te paraît trop long (ex : 12 mois minimum), demande une break clause. Tu auras ainsi la possibilité de quitter les lieux avant la fin de ton bail, sans encourir des pénalités financières.
  9. N’emménage pas dans une coloc de plus de 3/4 chambres, cela peut rapidement devenir invivable.
  10. Si tu ne penses pas que tu vas passer ta vie à Londres, équipe-toi chez Primark et Argos (Ikea, version British !).

Comment trouver du travail à Londres ?

National Insurance Number (NIN)

L’obtention du National Insurance Number (NIN) est l’une des premières démarches que tu devras entreprendre à ton arrivée. En résumé, c’est le sésame qui va te permettre de travailler sur le territoire britannique. Pour ce faire, tu dois téléphoner (0345 600 0643 – du lundi au vendredi de 8H  à 18h) à un Job Centre afin d’obtenir un rendez-vous, qui permettra de réaliser ton enregistrement. Pour cela, il est indispensable de disposer d’une adresse postale (il peut s’agir de celle de ton auberge de jeunesse, ou encore de la personne qui t’héberge) pour recevoir ta convocation et ton NIN (environ 4 semaines après ton rendez-vous).

Trouver un job

Il y a essentiellement deux groupes parmi les Français qui décident de s’installer au Royaume-Uni : ceux qui viennent améliorer leur anglais pour quelques mois, et ceux qui viennent poursuivre leur carrière. Si tu fais partie du premier groupe, c’est dans la restauration ou l’hôtellerie que je te suggère de t’orienter. D’après les échos que j’ai pu avoir, il suffirait de faire la tournée des établissements avec ses CV sous le bras. Beaucoup sont parvenus à trouver un emploi, en seulement une journée de recherches ! Autre bonne idée : postuler en tant que jeune au pair 😛

Pour le second groupe dont je fais partie, il n’y a pas véritablement de secret. Il faut postuler sur les sites carrières, via Linkedin, ou passer par des agences de recrutement. L’avantage, c’est qu’ici ils se moquent plutôt du diplôme, puisqu’ils ne connaissent pas sur le bout des doigts le classement de nos écoles. A contrario, ils valorisent l’expérience et la personnalité ! Avec donc un peu de jugeote, les portes du marché du travail te sont ouvertes, puisque les Londoniens n’expriment généralement aucune crainte à embaucher des Français (si ton niveau en langue demeure correct)  😉

Comment ouvrir un compte en banque au Royaume-Uni ?

Pour ma part, il m’a suffi de me rendre dans une branche de la Lloyds pour ouvrir un compte. La seule pièce justificative que l’on m’ait demandé fut mon passeport. Néanmoins, il arrive que certaines banques requièrent un justificatif de domicile. Si c’est le cas et que tu n’en as pas encore, passe ton chemin et essaie une autre agence ! C’est aussi simple que cela  😀

Effectuer des virements France-UK, et vice versa

Pour la plupart, les premiers mois nous devons multiplier les virements de compte(s) français à anglais. Mon conseil est d’éviter de passer par ta banque, qui va te faire payer le prix fort pour l’opération, ainsi que les frais de conversion d’euros à livres sterling.

Le service Transferwise que l’on doit au premier employé du géant Skype (ce qui constitue un énorme gage de qualité et de sécurité, à mon sens), te permet de faire des transferts d’argent internationaux à petits prix. Basé sur un système Peer to Peer (comme Emule, à l’époque 😮 ), il t’en coûtera en moyenne 2,5€ pour un virement de 500€ (£429). Si jamais cela t’intéresse, je te propose de te parrainer via ce lien.

Pour les plus frileux, sachez que tous les expats que je côtoie l’utilisent régulièrement, et que personne n’a aucun doute sur sa fiabilité. De plus, les transferts sont vraiment très rapides : entre 1 et 2 jours ouvrés.

Comment se faire soigner au Royaume-Uni ?

Bonne nouvelle : au Royaume-Uni, la plupart des soins basiques sont gratuits ! Ils n’incluent notamment pas les soins dentaires et ophtalmologiques. En arrivant, tu dois impérativement t’inscrire auprès d’un médecin traitant : « General Practionner » (GP). Cela se fait généralement via le Health Centre de ton quartier, que tu trouveras sur le site du National Health Services (NHS). En cas de petite grippe ou autres, celui-ci te prescrira divers médicaments qui seront tous au prix fixe d’environ £8.

Néanmoins, il est important de mentionner que de nombreux GP ont des horaires restreintes (le mien fait 9H – 17H). S’il t’est impossible de te libérer sur ce créneau-ci, sache qu’il existe des « walk-in centres » pouvant t’accueillir sans rendez-vous. Toutefois, en cas de gros bobos, je te recommande de foncer aux urgences ! À savoir : le numéro direct pour contacter les secours est le 999 :  911, c’est aux States  😳

souscrire à un abonnement téléphonique

N’ayant pas nécessairement besoin d’un nouveau smartphone, j’ai fait le choix d’acquérir une carte sim “pay as you go” avec Giffgaff (filiale de l’opérateur O2). Une fois muni d’une SIM que l’on peut facilement commandée sur leur site, il suffit d’acheter un Goody Bag (pack composé de minutes d’appel, de data et de SMS) via leur app, valable durant un mois. Par exemple pour £10, j’ai 500 minutes, SMS illimités et 2GB. Autre point positif, mise à part l’attractivité de leurs tarifs, beaucoup d’expats ont Giffgaff et les appels vers les utilisateurs de ce même opérateur sont gratuits.

Voici pour mon guide d’installation sur Londres : j’espère qu’il t’aidera dans tes futurs projets ! Je n’ai pas tellement évoqué le coût de la vie et celui des transports, n’hésite donc pas à me solliciter par commentaire si tu souhaites que je développe ces deux sujets.

Crédit photo de couverture : Lifeofpix

Dinerama à Shoreditch

bonnes adresses Londres Royaume Uni

Dinerama à Shoreditch

Dinerama, c’est la bonne idée du vendredi soir, pour aller relâcher la pression après une semaine chargée au boulot ! On peut aussi bien se payer des coups à boire, que se commander un petit plat dans l’un des stands de street food. C’est aussi l’endroit idéal pour accueillir des amis venus passer le week-end dans la capitale anglaise, et les immerger dès leur descente de l’Eurostar, dans l’ambiance festive du quartier de Shoreditch ! L’avantage, c’est qu’il n’y a aucune réservation à faire (entrée gratuite jusqu’à 19h, puis £3). Dinerama fermant ses portes aux alentours de minuit, rien ne t’empêche – si le cœur t’en dit – de poursuivre le reste de la soirée à faire la tournée des nombreux bars situés dans les alentours.

Photo provenant du site Happening London

Dinerama, LondresDinerama, LondresDinerama, Londres

Comment se rendre à Dinerama ?

Dinerama qui a des airs de vieil entrepôt réhabilité et qui peut accueillir jusqu’à 1000 personnes, est accessible tous les jeudis, vendredis, et samedis de 17H (gratuit jusqu’à 19H, puis £3) à minuit. Pour t’y rendre il te suffira de t’arrêter à Old Street (Northern Line) ou Shoreditch High Street (Overground).


Dinerama, Londres

De notre côté, une amie nous avait gracieusement passé des places incluant une entrée gratuite et 4 boissons offertes. Ce fut l’occasion de siroter quelques Brit Spritz, un cocktail à base de prosecco, martini, et fleur de sureau  😎

Dinerama, LondresDinerama, Londres

Que peut-on faire à Dinerama ?

Agencé sur 2 étages (dont un super rooftop) et disposant de salles aux ambiances variées avec un DJ résident, Dinerama offre un large choix en matière de boissons et nourriture. Voici les stands que nous avons eu la chance de découvrir (il semblerait que la sélection change régulièrement) :

Côté food

drinks

BBQ Lab : des wings dont il paraît que la sauce est à tomber par terre

Duck’N Roll : des burgers et des wraps à base de viande de canard

Farang : de la street food thaïlandaise

Fundi Pizza : ils sont aussi à Camden

Lagom : de la viande, de la viande & encore de la viande

Prawnography : recettes à base de crevettes

You Doughnut ! :  des sucreries faites à la main

Yum Bun : des brioches moelleuses & salées comme on peut en trouver à Taïwan ou au Japon

Big Bar : le bar principal

Dick’s Magic T-bar

Notre choix s’est porté sur Duck’N Roll : j’ai choisi le burger façon Rossini avec foie gras poêlé et crème de truffe (£11 avec les frites), dont tu peux découvrir une partie de la recette dans la vidéo ci-dessus  😆

Dinerama, LondresDinerama, LondresDinerama, LondresDinerama, Londres

À l’instar du Boxpark (situé aussi à quelques pas de la station de Shoreditch High Street), Dinerama est encore une fois un endroit à la cool, comme en regorge l’Est londonien ! J’ai déjà hâte que les beaux jours arrivent, pour pouvoir profiter de la terrasse extérieur   😀

Crédit photo de couverture : Standard