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S’installer à Londres

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S’installer à Londres

Quand j’étais partie vivre à Singapour, j’avais rédigé un billet sur la paperasse administrative à laquelle j’avais dû faire face afin d’obtenir mon visa “Working Holiday Pss” (WHP). À ce jour, bien que celui-ci ait été publié il y a plus de deux ans et demi, il reste l’article le plus consulté sur mon blog ! Pourtant, il ne me semble pas avoir un don particulier pour traiter ce genre de choses habituellement… En effet, comme tout le monde j’en ai horreur, mais j’avais entrepris l’écriture de ce guide comme un coup de pouce envers ceux qui comme moi désiraient travailler temporairement ou faire un stage à Singapour.

À présent que la page de Singapour est tournée (pour l’instant), je me sus dit qu’il serait bien de reprendre cet article en version anglaise, en répondant grossièrement (car il m’est impossible de faire du cas par cas) aux questions suivantes :

  • Comment venir vivre à Londres ?
  • Quel budget pour s’installer à Londres ?
  • Comment trouver un logement à Londres (et s’équiper) ?
  • Comment trouver du travail à Londres ?
  • Comment ouvrir un compte en banque au Royaume-Uni ?
  • Comment se faire soigner au Royaume-Uni ?
  • Comment souscrire à un abonnement téléphonique en Angleterre ?

Bien entendu, je ne m’autoproclame pas experte en la matière, et souhaite seulement partager mon expérience ! Tout n’est donc pas à prendre au pied de la lettre. Fort heureusement !

Comment s’installer à Londres ?

Bien que le Brexit pourrait prochainement remettre en question ce constat, il n’est pas si compliqué de venir vivre à Londres. Une fois ta décision prise et ton billet en poche, il ne te reste plus qu’à traverser la Manche ! En effet, étant de nationalité française, tu n’as absolument besoin d’aucun visa pour immigrer (ou t’expatrier, si tu trouves le terme plus chic  🙂 )

Quel budget pour venir vivre à Londres ?

La question du budget est au centre des préoccupations quand on s’apprête à déménager à Londres. Cela est tout simplement dû au fait qu’elle est difficile à chiffrer. Je vais tout de même te donner un ordre d’idée, basé sur ma propre expérience.

Quand j’ai décidé de venir m’installer à Londres, j’avais déjà trouvé un boulot : j’ai commencé le 20 Juin. Or mon entreprise (et beaucoup d’autres) ne m’a pas versé de salaire le premier mois car j’avais commencé tard, ce qui fait qu’il me fallait des économies pour tenir au moins jusqu’à la fin du mois suivant. C’est donc d’environ £3000 dont j’ai eu besoin pour joindre les deux bouts, répartis de cette façon-ci :

  • Nourriture : £60 / semaine = £240 (à adapter selon ton régime alimentaire, bien sûr)
  • Loyer + caution : 2,5 x £750 = £1875 (ma caution était seulement de 2 semaines)
  • Transports : £100 (pour le week-end uniquement, car j’allais au bureau à pied)
  • Dépenses diverses (sorties, achats de meubles et équipement pour l’appart) : £300
  • Gestion de l’imprévu : £500

Comment trouver un logement à Londres ?

À combien s’élèvent en moyenne les loyers ? Dans quelle zone vivre ? Quels sont les meilleurs quartiers où habiter à Londres ? Voici un échantillon de questions que l’on se pose lorsque l’on s’apprête à déménager. Une fois encore, il est impossible de faire de généralités.

Personnellement, j’ai fait le choix de vivre en zone 1/2 (j’habite entre deux stations) pour pouvoir aller rapidement au bureau à vélo (20 minutes). Les économies que je fais dans les transports en commun, me permettent de vivre près du centre. D’autre part, je suis en colocation ou “flat share”, comme la plupart des expats. Si j’avais choisi de vivre en zones 3 ou 4, j’aurais sûrement pu me dégoter un studio ou un 1 bedroom flat, mais j’aurais explosé mon budget Oyster (la carte de transport des Londoniens). Il est donc primordial de lister tes priorités. Pour £850 cc à deux, nous disposons d’une chambre moderne et spacieuse (25m²), mais nous n’avons pas de salon. C’était le sacrifice à faire pour pouvoir cocher tous nos autres critères.

Depuis mon arrivée en juin 2016, j’ai vécu dans trois logements différents. En effet, à Londres, il n’est pas nécessaire de monter un gros dossier pour louer une chambre. Une copie du passeport, un relevé bancaire, et parfois un contrat de travail peuvent suffire. Voici mes dix autres conseils, qui j’espère, pourront te faciliter la tâche :

  1. Te connecter régulièrement sur Gumtree, Spareroom, Zoopla, et les groupes Facebook (le Cercle des Français et les Français à Londres), où sont publiées des dizaines d’offres tous les jours ! Ainsi, inutile de commencer à chercher 3 mois à l’avance !
  2. Téléphoner directement dès qu’une annonce t’intéresse (mails et SMS à prohiber, car les agents n’ont souvent pas le temps d’y répondre).
  3. Être disponible dans les 2 jours (si ce n’est dans l’heure) pour pouvoir visiter : les chambres partent à une allure folle  😮
  4. Toujours visiter la chambre en personne pour s’assurer que tout est correct (insonorisation, confort, colocataires). Inutile de prendre le risque de s’engager pour 3 ou 6 mois sur une chambre qu’on a vu seulement en photo. Mieux vaut prendre un Airbnb (ou une auberge), pour effectuer tes visites.
  5. Lors du paiement (caution ou loyer), assure-toi d’avoir un reçu.
  6. Privilégie les agences, ceci te permettra de voir ta caution protégée par un tenancy deposit scheme.
  7. Refuser les locations sans contrats : comme partout, c’est souvent très louche  😐
  8. Si le contrat te paraît trop long (ex : 12 mois minimum), demande une break clause. Tu auras ainsi la possibilité de quitter les lieux avant la fin de ton bail, sans encourir des pénalités financières.
  9. N’emménage pas dans une coloc de plus de 3/4 chambres, cela peut rapidement devenir invivable.
  10. Si tu ne penses pas que tu vas passer ta vie à Londres, équipe-toi chez Primark et Argos (Ikea, version British !).

Comment trouver du travail à Londres ?

National Insurance Number (NIN)

L’obtention du National Insurance Number (NIN) est l’une des premières démarches que tu devras entreprendre à ton arrivée. En résumé, c’est le sésame qui va te permettre de travailler sur le territoire britannique. Pour ce faire, tu dois téléphoner (0345 600 0643 – du lundi au vendredi de 8H  à 18h) à un Job Centre afin d’obtenir un rendez-vous, qui permettra de réaliser ton enregistrement. Pour cela, il est indispensable de disposer d’une adresse postale (il peut s’agir de celle de ton auberge de jeunesse, ou encore de la personne qui t’héberge) pour recevoir ta convocation et ton NIN (environ 4 semaines après ton rendez-vous).

Trouver un job

Il y a essentiellement deux groupes parmi les Français qui décident de s’installer au Royaume-Uni : ceux qui viennent améliorer leur anglais pour quelques mois, et ceux qui viennent poursuivre leur carrière. Si tu fais partie du premier groupe, c’est dans la restauration ou l’hôtellerie que je te suggère de t’orienter. D’après les échos que j’ai pu avoir, il suffirait de faire la tournée des établissements avec ses CV sous le bras. Beaucoup sont parvenus à trouver un emploi, en seulement une journée de recherches ! Autre bonne idée : postuler en tant que jeune au pair 😛

Pour le second groupe dont je fais partie, il n’y a pas véritablement de secret. Il faut postuler sur les sites carrières, via Linkedin, ou passer par des agences de recrutement. L’avantage, c’est qu’ici ils se moquent plutôt du diplôme, puisqu’ils ne connaissent pas sur le bout des doigts le classement de nos écoles. A contrario, ils valorisent l’expérience et la personnalité ! Avec donc un peu de jugeote, les portes du marché du travail te sont ouvertes, puisque les Londoniens n’expriment généralement aucune crainte à embaucher des Français (si ton niveau en langue demeure correct)  😉

Comment ouvrir un compte en banque au Royaume-Uni ?

Pour ma part, il m’a suffi de me rendre dans une branche de la Lloyds pour ouvrir un compte. La seule pièce justificative que l’on m’ait demandé fut mon passeport. Néanmoins, il arrive que certaines banques requièrent un justificatif de domicile. Si c’est le cas et que tu n’en as pas encore, passe ton chemin et essaie une autre agence ! C’est aussi simple que cela  😀

Effectuer des virements France-UK, et vice versa

Pour la plupart, les premiers mois nous devons multiplier les virements de compte(s) français à anglais. Mon conseil est d’éviter de passer par ta banque, qui va te faire payer le prix fort pour l’opération, ainsi que les frais de conversion d’euros à livres sterling.

Le service Transferwise que l’on doit au premier employé du géant Skype (ce qui constitue un énorme gage de qualité et de sécurité, à mon sens), te permet de faire des transferts d’argent internationaux à petits prix. Basé sur un système Peer to Peer (comme Emule, à l’époque 😮 ), il t’en coûtera en moyenne 2,5€ pour un virement de 500€ (£429). Si jamais cela t’intéresse, je te propose de te parrainer via ce lien.

Pour les plus frileux, sachez que tous les expats que je côtoie l’utilisent régulièrement, et que personne n’a aucun doute sur sa fiabilité. De plus, les transferts sont vraiment très rapides : entre 1 et 2 jours ouvrés.

Comment se faire soigner au Royaume-Uni ?

Bonne nouvelle : au Royaume-Uni, la plupart des soins basiques sont gratuits ! Ils n’incluent notamment pas les soins dentaires et ophtalmologiques. En arrivant, tu dois impérativement t’inscrire auprès d’un médecin traitant : « General Practionner » (GP). Cela se fait généralement via le Health Centre de ton quartier, que tu trouveras sur le site du National Health Services (NHS). En cas de petite grippe ou autres, celui-ci te prescrira divers médicaments qui seront tous au prix fixe d’environ £8.

Néanmoins, il est important de mentionner que de nombreux GP ont des horaires restreintes (le mien fait 9H – 17H). S’il t’est impossible de te libérer sur ce créneau-ci, sache qu’il existe des « walk-in centres » pouvant t’accueillir sans rendez-vous. Toutefois, en cas de gros bobos, je te recommande de foncer aux urgences ! À savoir : le numéro direct pour contacter les secours est le 999 :  911, c’est aux States  😳

souscrire à un abonnement téléphonique

N’ayant pas nécessairement besoin d’un nouveau smartphone, j’ai fait le choix d’acquérir une carte sim “pay as you go” avec Giffgaff (filiale de l’opérateur O2). Une fois muni d’une SIM que l’on peut facilement commandée sur leur site, il suffit d’acheter un Goody Bag (pack composé de minutes d’appel, de data et de SMS) via leur app, valable durant un mois. Par exemple pour £10, j’ai 500 minutes, SMS illimités et 2GB. Autre point positif, mise à part l’attractivité de leurs tarifs, beaucoup d’expats ont Giffgaff et les appels vers les utilisateurs de ce même opérateur sont gratuits.

Voici pour mon guide d’installation sur Londres : j’espère qu’il t’aidera dans tes futurs projets ! Je n’ai pas tellement évoqué le coût de la vie et celui des transports, n’hésite donc pas à me solliciter par commentaire si tu souhaites que je développe ces deux sujets.

Crédit photo de couverture : Lifeofpix

J’ai rencontré un millionnaire

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J’ai rencontré un millionnaire

Aujourd’hui, on évite de parler de pistonnage au profit du terme réseautage. En effet, depuis la nuit des temps, cette pratique est mal vue. Pourtant, elle a donné naissance à un outil génial: Linkedin.

Pourquoi je vous parle de réseautage et de copinage ? Tout simplement, car l’un dans l’autre ils m’ont permis de faire la rencontre d’un millionnaire, à Singapour. Oui c’est sulfureux d’employer ce genre de terme, mais c’est bien la vérité.

Comment j’ai rencontré un millionnaire ?

Tout d’abord, ce millionnaire n’est pas devenu millionnaire par héritage : il s’agit d’un grand patron français. J’ai eu son contact par le biais d’un couple de fournisseurs rencontré lors d’un précédent stage. Sachant que je partais à Singapour, ces derniers m’ont filé l’adresse mail du type en question, sans plus de détails. Eh oui, je n’avais rien demandé !

Qui est ce millionnaire ?

Quand j’ai lu son nom, ça n’a pas fait tilt. Alors, j’ai eu le simple réflexe de le Googler, par curiosité. Et là ! En plus de tomber sur des tas d’articles (JDN, Challenge, Figaro, Wikipédia et j’en passe) je découvre son profil LinkedIn qui me fait littéralement bondir ! Doté d’un parcours extraordinaire, cet entrepreneur s’avère être THE spécialiste du secteur dans lequel je souhaite lancer un e-commerce.

Ni une ni deux, je préviens mon copain qui comme moi est surexcité. Seulement, au moment de cette découverte, notre projet d’entreprise n’est pas abouti. A vrai dire il est carrément vague. Il aura fallu un séjour sur l’île de Tioman, coupés du monde sans électricité ni Wi-Fi pour nous remotiver.

Et voilà, qu’hier a ENFIN eu lieu notre rencontre.

Réseautage, pistonnage et copinage

J’avais envie d’écrire cette article afin de remettre les choses à leur place. On ne peut pas réduire le réseautage à du copinage. Doit-on passer outre une excellente opportunité parce que  Maman et Papa connaissent les bonnes personnes ? Doit-on s’excuser ou se sentir honteux parce que Tonton est bien placé dans la hiérarchie et qu’il peut faire passer mon CV ?

En école de commerce, vous croiserez de nombreux étudiants ayant des super contacts. Tiens, la nièce de ce millionnaire, figurez-vous qu’elle est à l’ESSEC: et si son oncle lui proposait le stage de ses rêves, devrait-elle refuser ?

Bien sûr connaître des personnes dans le milieu que l’on convoite est un plus, mais on n’est pas non plus dans le showbusiness, il faut savoir se démener et démontrer que l’on mérite sa place.

Pour mon anecdote je n’avais absolument rien prémédité. Même si j’avoue parfois être calculatrice stratégique (restons dans le politiquement correct), je n’avais pas réalisé que ces fournisseurs avait de tels contacts.

Faites donc bien attention à ne pas confondre ces termes. En effet, que vous le croyez ou non, il existe encore des gens avec une éthique ! Ne voyez pas le mal partout 🙂

Etude du cas : La Halle

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Etude du cas : La Halle

Il y a quelques mois, je t’écrivais un article sur le changement de positionnement de La Halle (mais aussi sur les trouvailles que j’avais pu y faire). Je saluais cette décision, parce que je la considérais very indispensable. En effet, cette enseigne populaire a connu son apogée dans les années 80, en proposant des habits à prix attractifs. Les années passant et l’arrivée de mastodontes de la mode (H&M, Inditex, Primark) en France, le groupe Vivarte (propriétaire de La Halle!, Naf Naf, Kookaï, Chevignon, André ou encore Minelli) a été forcé de revoir sa stratégie.

Pour te résumer la situation, la version de Jenifer “c’est un groupe français qui se bat contre des marques mondiales, en proposant un concept nouveau, multimarque, et un gros travail a été fait sur les collections et le design” ; et sinon la mienne:

  • Changement de logo (typographie et passage au noir et blanc) afin de renvoyer aux consommateurs une image sophistiquée,
  • Nouveau slogan “comme les Françaises sont jolies”, pour miser sur le côté tendance  de l’enseigne et non plus cheap,
  • Développement de collections capsules avec ses partenaires (Naf Naf, André ou encore Kookaï) pour élargir sa clientèle,
  • Opération merchandising avec la modernisation des magasins et ouverture de points de vente dans des quartiers huppées en ville et plus seulement en périphéries dans les zones commerciales,
  • Et lancement d’une énorme campagne marketing (en partenariat avec Shazam) avec en tête d’affiche Jenifer, mais aussi d’autres égéries: la team Miss France dont Laurie Thilleman et Tony Parker.

Cependant, la semaine dernière, on a appris la suppression de 1.600 postes! Principale victime du groupe, La Halle! va probablement subir la fermeture de 197 de ses 620 magasins. Et ça c’est carrément naze…

Pourquoi un plan social d’une telle envergure ?

Le groupe fait face à à un résultat déficitaire depuis quelques années. Avec ce plan, Vivarte vise le retour à l’équilibre en 2017.

Quelles sont les raisons de cette restructuration ?

Il y en a deux à mon sens:

  • La concurrence exercée par le e-commerce et l’émergence de géants (H&M, Primark, New Look, Forever 21, Pull & Bear, Stradivarius, etc) trop bien installés pour pouvoir craindre notre entreprise française.
  • Un changement de positionnement raté car arrivant trop tard. Pour info, celui-ci a débuté en 2012.

Franchement, c’était  bonne une décision de changer la direction. C’est Marc Lelandais, ancien de chez Lancel, qui avait repris les rennes du fleuron. Mais était-il vraiment en phase avec l’identité du groupe? De plus, ce changement de business model pour du fast-fashion (à l’instar de Zara qui incite ses clients au renouvellement constant de sa garde-robe) s’est sans doute fait trop brutalement. Il a engendré la hausse des prix et une perte de repères pour les clients fidèles (provenant pour la plupart de zones rurales) qui ne se retrouvaient pas forcément dans cette nouvelle image.

Conclusion, c’est à ce mauvais calcul stratégique que l’on doit la suppression de ce millier de poste. Cette opération aurait du intervenir il y a dix ans. Parce que déjà au bord du gouffre, il était impensable que Vivarte parvienne à supporter le coût astronomique de ce changement.

Polémique ?

L’ex-PDG du groupe – Marc Lelandais – a quitté le navire en octobre 2014, après deux ans à ce poste. Il semblerait qu’il ne soit pas reparti les mains vides. On parle de trois millions d’euros.

Un autre enseigne en plein repositionnement: PROMOD “boutique française”…

En charge du projet, l’agence Mad & Woman a pour mission de redéfinir l’image de l’enseigne, qui possède à ce jour 1000 boutiques à travers le globe. En pratique il s’agit d’épurer les collections en proposant des modèles intemporels déclinés chaque saison dans les imprimés et les couleurs de la saison; à contrario de la concurrence.

D’autres dans le déclin

Les difficultés éprouvées par le secteur sont connues depuis de nombreuses années et ne semblent pas s’arranger. La preuve en est, le secteur est meurtri par les délocalisations de masse.

265 suppressions de postes ont été annoncées chez DIM, par ailleurs  « Dim ne sera plus jamais une entreprise autonome, tout sera piloté aux Etats-Unis ».  70 emplois sont sur la sellette chez Bergère de France, ce qui est « une catastrophe dans un bassin d’emploi sinistré ».

Les enseignes André et Kookaï seraient elles aussi sur la sellette.

D’autre part, le nouveau PDG de la Halle Richard Simonin, aux commandes depuis octobre dernier, semble opter pour un retour au discount. W H A T ?

Quel avenir pour l’industrie textile française ?

Pour ma part, je pense qu’il n’existe pas 36 solutions afin d’éviter une nouvelle vague de licenciements. La porte de sortie viable qui me paraît évidente serait le rachat, si tant est qu’il y ait des acheteurs qui se manifestent. Evidemment, ça ne va pas plaire à tout le monde car on parle de l’un des fleurons de l’industrie française. Si jamais, tu as d’autre plan de sauvetage à proposer, n’hésite pas à te manifester en commentaire, hein!

Visa “Working Holiday Pass” à Singapour

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Visa “Working Holiday Pass” à Singapour

Disclaimer : Il s’agit de la démarche que j’ai faite personnellement et qui a fonctionné du premier coup. Évidemment je sais que d’autres ont fait les choses un peu différemment et pour qui ça a aussi marché.

Cet article s’adresse à toi petit étudiant en école de commerce / ou d’ingénieuret a pour but de te détailler l’exacte procédure à suivre pour obtenir ton visa étudiant – le fameux “Working Holiday Pass” – pour réaliser ton super stage à Singapour. Je m’excuse par avance de la longueur du post, mais je préfère te donner le maximum de détails pour que cet article se suffise à lui-même et puisse lever le doute sur toutes tes innombrables interrogations.

Étape 1 : quel visa ?

Généralement en école de commerce (pour mon cas) on est amené à faire des stages de 3 à 6 mois à l’étranger. Si c’est ton cas, tu vas devoir faire une demande de Working Holiday Pass (WHP). Concrètement, il s’agit d’une sorte de permis de travail te permettant de résider à Singapour pour une durée maximale de six mois. Une fois sur place, tu pourras grâce à ce visa faire un petit boulot pour financer tes vacances, trouver un stage (rémunéré) ou simplement te la couler douce calé sous les palmiers de la piscine de ton condo. Sache par ailleurs, que ce visa est à multiples entrées, ce qui signifie que tu peux entrer et sortir du pays autant de fois que tu le souhaites. Ça y est : tu t’imagines déjà en pleine full moon à Phuket 😆  !

Les conditions :

  • Être âgé entre 18 et 25 ans
  • Être étudiant d’une école de commerce visée par l’État (encore une fois j’évoque seulement mon cas, mais ça marche aussi si tu es jeune diplômé ou si tu viens d’une formation type IAE).

Alors, je te vois venir avec tes questions de classement, car oui le MOM (Ministry of Manpower) évoque un classement “the TOP 200”. A ce sujet, mon école s’était renseignée auprès de l’ambassade et d’après elle, ce classement n’est qu’une « Sample list of acceptable institutions », ce qui signifie que la liste n’est pas exhaustive. Du coup, si ton école fait partie d’un classement grade master – type Le Point ou L’Etudiant – ou qu’elle est visée par l’Etat, je suis presque sûre que tu es éligible.

Étape 2 : les 5 documents à fournir

  • Un scan du passeport (la page avec ta photo) au format JPEG, d’un poids inférieur à 100 ko et à renommer “Passport_Nom Prénom”.
  • Un scan du verso de ta carte étudiante au format JPEG, d’un poids inférieur à 100 ko et à renommer “Student card_Nom Prénom”.
  • Une certificat de scolarité au format JPEG, d’un poids 150 ko et à renommer “Original Letter of Institution_Nom Prénom”. Elle doit contenir ton nom, prénom, matricule (IMA), sexe, nationalité et date de naissance. Elle doit être signée et tamponnée par un responsable de ton école.
  • La même attestation mais cette fois ci en anglais avec le même format, à renommer “Letter of Institution_Nom Prénom”.
  • Le formulaire d’inscription au WHP à télécharger sur le site du Ministry of Manpower. C’est un format Word à renvoyer comme tel. Ne t’inquiète pas, il y a forcément des champs que tu ne pourras pas remplir tels que foreign identification, work permit, alias et dans la quatrième partie (sur le détails de tes réponses) : il te suffit juste de taper “N.A.” qui signifie simplement “not applicable”. Pour l’adresse à Singapour, pour ma part j’ai mis celle de mon entreprise et je n’ai pas rencontré de soucis.

whp

Fais TRÈS attention au format et au poids de tes pièces jointes. Il est évident que si j’ai précisé ces informations à chaque fois, c’est pour de bonnes raisons. Si tes scans sortent en PDF, tu peux les transformer en JPEG grâce à cet outil. Pour modifier le poids d’une image je te renvoie à ce tutoriel.

Étape 3 : la rédaction du mail

L’objet du mail doit être : “Application for WHP“. Pour le corps du texte, rien de bien transcendent 😉 Voilà ce que j’ai écrit si tu souhaites un exemple: “Good morning. Attached to this e-mail, all the documents required for the application to a Working Holiday Visa. Best regards, Prénom Nom.”

Étape 4 : l’envoi du mail

Une fois ton mail rédigé et tes pièces jointes ajoutées, il ne reste plus qu’à envoyer le tout à l’adresse suivante : mom_whp_wpd@mom.gov.sg

Étape 5 : l’attente

Dans les 48 heures suivant l’envoi de ton mail, tu recevras un mail te confirmant la bonne réception de ton application au WHP. Ensuite, il te faudra attendre en moyenne 21 jours (par ma part ça avait été une petite quinzaine de jours, même pas), pour obtenir la validation ou le rejet de ta demande. Si jamais, après ces 21 jours tu demeures sans réponse, n’hésite pas à écrire à cette adresse afin qu’ils te renseignent sur l’avancée de ton dossier: mom_wpd@mom.gov.sg

Étape 6 : la réception de l’IPA

Si tout se passe bien, ta demande est acceptée. Tu reçois alors ce qu’on appelle la “In-Principle Approval letter” te confirmant que ton dossier est validé et que tu disposes de trois mois pour retirer ton WHP.

Étape 7 : Atterrir à Singapour

Il te faudra remplir et conserver précieusement l’immigration white card, obtenue à ton arrivée à l’aéroport. Pas de panique : il te suffira de suivre la horde de touristes pour la trouver !

Étape 8 : la prise de rendez-vous

A partir du moment où tu as fait ta demande de visa, tu disposes de trois mois pour venir chercher ton visa sur place (d’où l’étape précédente). Pour récupérer ton visa tu dois d’abord prendre rendez-vous auprès du MOM afin de régler les dernières formalités administratives.

Pour cela, rendez-vous sur ce lien. Choisis Make Appointment >Work pass/Long term registration > Employment pass holders & Dependants > Pass insuance/renewal/cancellation > Rentre ton FIN (haut de page de ton IPA) > Recopie le code sécurisé > Continue. Tu pourras ensuite très simplement choisir le jour et l’heure de ton rendez-vous. Tu vas adorer et chérir très fort l’administration singapourienne, tant elle est efficace !

Pour le rendez-vous n’oublie pas : ton passeport, $180, IPA, Immigration White Card et la feuille de confirmation du rendez-vous.

Étape 9 : l’obtention du WHP

Le rendez-vous n’a pas lieu au MOM, mais dans une sorte de succursale située au 20 Upper Circular Road #04-01/02, The Riverwalk Singapore 058416 à Clark Quay (MRT). Tout se passe très vite et de façon organisée (15 minutes, montre en main). Il n’y a pas grand chose à développer. On te remet un récipicé afin de venir récupérer ton visa après 4 jours ouvrés : tip top !

Étape 10: hip hip hip houra !

Il te reste plus qu’à kiffer tes 6 mois à Singapour  😎

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Déménagement à Singapour

Ces derniers temps j’ai complètement délaissé mon blog  😥 , entre la fin de mon stage et les préparatifs de notre départ (avec mon boyfriend François), ces dernières semaines ont été plus que chargées.

Pourquoi partons-nous ?

Aujourd’hui, j’ai décidé de lever le voile (oui je me la raconte) sur la prochaine grande aventure qui nous attend: Singapour! Pour le pourquoi du comment, je vais te donner les raisons qui nous ont poussées à y poser nos très (très, très, très) lourdes valises pour ces prochains mois. Dans nos études, nous nous situons actuellement en Master 1. Du haut de nos 22 ans, n’ayant accumulé aucun “retard” dans nos études, nous nous sommes accordés une année pour prendre de l’expérience, ce qu’on appelle plus communément une année de césure. Loin de ressembler à une année sabbatique, nous en avons profité pour enchaîner deux stages de longue durée. Le premier s’est tenu à Paris, le second se déroulera dans la Ville du Lion, comme certains aiment l’appeler.

Quid de Singapour ?

carte-singapour

Singapour est une Cité-Etat d’Asie du Sud-Est composée de 64 îles. Je laisse Wikipédia prendre la suite: “sa superficie est de 647,8 km2. Elle comprend 64 îles, dont la principale est Pulau Ujong (584,8 km2). Cette île est très densément urbanisée, mais une végétation luxuriante même en plein centre-ville a valu à Singapour le surnom de ville jardin. Cette abondance de verdure découle en partie d’un climat équatorial, uniformément chaud et orageux tout au long de l’année. Cette cité-État est située sur une île à l’extrême sud de la péninsule Malaise. Elle est connue dans le monde entier et souvent montrée en exemple pour son extraordinaire réussite économique. Après l’indépendance, en 1965, Singapour a su devenir, avec très peu de ressources naturelles et des problèmes socio-économiques importants (émeutes raciales, chômage massif, difficultés de logement et d’accès à l’eau), un des pays les plus développés et les plus prospères du monde, en termes d’économie, d’éducation, de santé, de transparence, de sécurité et d’urbanisme.

Dans les années 1980, le pays fait partie des Quatre dragons asiatiques, des États en transition et au développement économique effréné. En 2011, Singapour est le 3ème pays au monde en termes de PPA par habitant après le Qatar et le Luxembourg. Plaque tournante commerciale et financière entre la zone Pacifique et l’Europe, la ville doit son essor à sa situation maritime exceptionnelle à l’extrémité Est du détroit de Malacca : C’est la cité marchande aux confins de l’Orient, le deuxième port au monde (après Shanghai) en termes d’exportations et de trafic maritime. La population singapourienne dispose d’un très haut niveau de vie et la Cité-État est souvent surnommée « La Suisse d’Asie ». En 2009, Singapour affichait ainsi la plus forte concentration de millionnaires rapportés à la population totale devançant Hong Kong, la Suisse, le Qatar et le Koweït.”

Pourquoi Singapour ?

Au départ, nous rêvions de partir à San Francisco. Tout nous y attirait! Malheureusement, les conditions de stage n’y étaient pas optimales. Dans un second temps, nous avions eu l’opportunité de nous rendre à Toronto. Nous y avions trouvé nos stages respectifs et il ne nous manquait plus qu’à remplir les formalités administratives: et quel boulot!  Il s’est avéré qu’il s’agissait d’une très grosse galère. Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille ce site. Pour les autres, je vous résume la situation. Le Canada régule de façon très stricte l’immigration. Par conséquent, il existe de nombreux quotas et les visas sont assez durs à obtenir.

Face à ces difficultés, nous avons décidé de nous tourner vers le continent asiatique. Pour ma part, il est évident que je souhaite y travailler et y vivre au moins quelques années après mes études. En ce qui concerne François, il était très motivé à découvrir l’Asie. N’ayant pas encore voyagé hors d’Europe, il était ravi de pouvoir s’y rendre en ma compagnie. En effet, ayant eu la chance d’y aller à plusieurs reprises lors de voyages de famille et ayant vécu trois mois à Bangkok l’année dernière, je m’y connaissais un petit peu plus en la matière. Le choix de Singapour s’est rapidement profilé pour toutes les raisons que j’ai pu évoquer dans le point précédent.

Une autre raison qui nous a poussé à choisir Singapour, c’est sa location: à 2h30 de Bangkok, 1h de la Malaisie, 1h45 de Bali, à 3h des temples d’Angkor… Cela présage donc de nombreuses excursions!

Trouver un stage à Singapour

Je pesuper-stagiaire-buzzparadisense qu’il s’agit d’un point qui intéressera de nombreux étudiants. Pour trouver un stage nous avons uniquement cherché des offres existantes sur le net. Notre meilleur allier a été Twitter et particulièrement InternSG. Ce profil diffuse de nombreuses offres chaque jour. Nous avons pu y décrocher des entretiens très facilement, que nous avons réalisé via Skype. Ne vous inquiétez pas, à Singapour c’est monnaie courante! Effectivement, il y a énormément d’expatriés.

En parallèle de nos recherches, nous avons entamé la procédure d’obtention du Work Holiday Pass (WHP) qui est en fait un Permis Vacances Travail (PVT). Outre le fait qu’il s’agisse d’une opportunité de vivre une expérience exceptionnelle (wink, wink), c’est un accord qui nous permet de nous rendre dans l’un des pays partenaires de la France pour y voyager et/ou y travailler sur une durée supérieure à six mois. Booster de carrière, elle vous permet aussi de vous plonger à corps perdu dans une culture qui vous est inconnue. Si tu souhaites te rendre à Singapour, je te conseille vivement d’entamer les démarches de WHP en même temps que tes recherches. Cela rassurera les recruteurs: n’hésitez pas à noter dans votre CV que tu y es éligible. Pour le détail de la procédure, je te renvoie vers cet excellent post qui m’a beaucoup aidé.

Je te promets donc de faire de mon blog un véritable carnet de bord de ces six mois de stage et un mois de voyage. N’hésite pas à m’adresser tes questions auxquelles j’essaierai au mieux de répondre. Sache tout de même que le groupe Singafrog est une véritable mine d’or!

Quoi qu’il en soit, le départ est pour dans cinq jours! J’ai déjà hâte de vous en reparler  😎 Pour patienter, n’hésite pas à visionner la sublime vidéo ci-dessous.

Vidéo : A Tiny Modernity (Singapore Timelapse 2014) from Marklin Ang.

Crédit photo de couverture : Pixabay